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Entretien avec Bruno MACKE

vendredi 14 décembre 2018

 

MACKE Bruno

Résumé de l’entretien avec Bruno MACKE

L’entretien a été réalisé le 14 janvier 2013 par Yves Crosnier et Bernard Pourprix.

Bruno Macke est diplômé de Supélec et il a passé simultanément une licence de physique à la Sorbonne. Puis il prépare le DEA de physique du solide chez Friedel. Après avoir été recruté pour un an au CNET comme chercheur contractuel pour travailler sur les lasers, il fait un passage au CNRS comme stagiaire, puis il revient à Lille pour des raisons familiales. Il sera alors recruté comme assistant à la Faculté des sciences en 1964.

En recherche, B. Macke étudie des effets non-linéaires dans le domaine microondes. Sa thèse de doctorat d’État, dirigée par Raymond Wertheimer et intitulée « Dispersion et saturation dans les expériences de double résonance », est soutenue en 1970.

Il obtient un poste de Maître de conférences (rang A) en 1974. Il devient Professeur sans chaire en 1979. Il succède à Raymond Wertheimer à la direction du Laboratoire de Spectroscopie Hertzienne (LSH) en 1984.

Bruno Macke se dit très impliqué dans les événements de mai 68. Avant 1968, comme beaucoup, il ne connaît rien de l’organisation et du fonctionnement de la Faculté des sciences, alors aux mains des « mandarins ». Pour lui, le département de Physique, avant 1968, c’était « la réunion des laboratoires des Professeurs titulaires de chaire ». Quant à l’Institut de physique, « c’est un bâtiment qui regroupait physique et radioélectricité ». À cette époque, il n’y avait pas de véritable structure institutionnelle.

B. Macke a été membre des trois premiers Conseils d’université, sous les présidences de R. Defretin, de M. Parreau et de J. Lombard. Il lui semble que les statuts de l’université ont été élaborés avant la mise en place du premier Conseil. Il se souvient de l’attitude de certains mandarins, et notamment de R. Gabillard en larmes au cours de la première réunion du Conseil (10 juin 1968), de Bouriquet et de Tridot opposant une farouche résistance.

L’entretien porte ensuite sur l’éventualité d’une fusion entre la Physique et l’EEA. La loi d’orientation du 12 novembre 1969 conduit à la création des UER et pousse au regroupement des disciplines. Cependant, les rapports entre les gens de la Physique et ceux de l’EEA sont, à cette époque, assez conflictuels du fait de leurs engagements opposés dans les événements de 68, et aussi parce que « les physiciens n’ont pas été corrects vis-à-vis de l’EEA qu’ils voulaient absorber ».

Le dernier point abordé est celui du fonctionnement du LSH et de la crise interne qu’il a traversée au début des années 1970.

Jacques Crampon

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