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Association de Solidarite´ des Anciens Personnels
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Entretien n°2 avec Eugène CONSTANT

jeudi 7 février 2019

 

CONSTANT Eugène 2

Résumé de l’entretien n°2 avec Eugène CONSTANT

L’entretien a été réalisé le 24 mars 2014 par Yves Crosnier et Bernard Pourprix.

Le grand laboratoire qu’est l’IEMN (Institut d’Electronique, de Microélectronique et de Nanotechnologies), Unité Mixte de Recherche CNRS, était apparu dans un premier entretien d’Eugène Constant, en date du 4 février 2013, comme venant couronner toute sa carrière. Cette création, fédérant à peu près tout ce que compte la recherche en électronique dans le Nord de la France, impliquait que deux conditions soient satisfaites : premièrement, que les laboratoires concernés acceptent de se fondre dans ce regroupement ; deuxièmement, que tous les organismes de tutelle impliqués dans cette création acceptent d’y contribuer financièrement et se mettent d’accord sur son lieu d’implantation. C’est sur ces deux problématiques qu’a porté ce deuxième entretien.

Concernant la première, c’est-à-dire le côté humain, ce que met en lumière le présent entretien est qu’une réelle proximité préexistait de longue date entre les principaux protagonistes, la plupart s’étant connus dans la seconde moitié des années 50 lorsqu’ils suivaient ensemble certificats et diplômes d’Etudes Supérieures de Physique et d’Electronique à l’Institut de Physique de la Faculté des sciences de Lille. Trois opportunités devaient ensuite permettre à ce noyau de base de rester dans la région du Nord et d’y développer des activités dans le domaine de la physique ou de l’électronique : la création à Lille en 1956 de l’ISEN, l’ouverture en 1962 du Centre Universitaire de Valenciennes et, enfin, dès la fin des années 60, le fantastique développement de la Faculté des sciences de Lille elle-même sur son nouveau campus d’Annappes-Villeneuve d’Ascq. C’est ainsi que, dans les années 80, chacun des trois établissements possède sa propre unité associée au CNRS travaillant dans les domaines de la microélectronique, de l’optoélectronique et de l’acoustoélectronique, tant sur les aspects théoriques que sur les applications industrielles les plus diverses. Dès lors, avec les relations et interactions qui règnent entre les trois laboratoires, en particulier depuis l’implantation au CHS (Centre Hyperfréquences et Semi-conducteurs) de Lille 1 d’un centre important CNRS de technologie microélectronique, désigné en 1985 « Pôle Microélectronique CNRS du Nord-Pas de Calais », la voie est résolument ouverte à un regroupement encore plus large. Le cadre d’un nouveau plan de la Région en est l’occasion et il échoit à E. Constant, le fondateur et longtemps directeur du CHS, d’être le négociateur de l’entité qui, le 1er janvier 1992, va être officiellement créée sous le nom d’IEMN.

Les péripéties de cette négociation constituent la deuxième grande partie de l’entretien. Le budget nécessaire pour créer ce laboratoire de la classe de ceux existant aux Etats-Unis est très important et il faut obtenir le soutien non seulement du CNRS mais aussi de la Région Nord-Pas de Calais, de la DRET, du CNET, du Ministère de la Recherche, de la DAII, etc. Pour cette tâche, où la relation personnelle est primordiale, les liens que E. Constant a pu établir au cours des vingt-cinq années antérieures s’avèrent d’une grande aide. La notoriété acquise par les différentes prouesses de son laboratoire, le CHS, et la notoriété liée à son engagement personnel dans les différents organismes nationaux impliqués dans la recherche sur les composants électroniques sont des atouts fondamentaux et lui ouvrent opportunément bien des portes. Les obstacles qu’il doit surmonter sont néanmoins nombreux. Certains décideurs sont à la fois juges et parties, étant eux-mêmes en responsabilité de grands labos potentiellement concurrents du futur Institut. Il y a, aussi, les justifications que E. Constant doit fournir de sa propre capacité managériale en matière de retombées industrielles… Ces difficultés n’empêchent pas E. Constant de boucler en temps voulu le budget du projet… au grand ébahissement du Directeur du département Sciences pour l’Ingénieur du CNRS. Après quoi, le dernier problème restant à résoudre est celui de la localisation du futur institut car il y a une offre pressante du Président du Conseil Général pour l’accueillir sur le territoire de la ville dont il est également Maire. Cette proposition ayant le gros inconvénient de mettre à l’écart du campus de l’université le futur Institut, E. Constant ne peut pas l’accepter. Et, cette fois, c’est sur le plan local, par le biais du Conseil Régional, et en usant de beaucoup de persuasion, qu’est obtenu le renoncement du Président du Conseil Général. Et c’est ainsi que, dès 1990, va pouvoir commencer sur le campus même de l’université de Lille 1 la construction du Centre commun de technologie microélectronique de l’IEMN.

Yves Crosnier

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