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ASAP - Universite´ Lille
Association de Solidarite´ des Anciens Personnels
de l'Universite´ de Lille

semaine_14

samedi 22 mai 2021

- INFO ASAP : PROCHAIN 17 -19

 

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présentation

"Quid de la biodiversité ?"

le Mardi 25 Mai 2021 à 17H
Par André DHAINAUT

 

 

- CONCERT

(Athéna - ASAP)

 

Concert de musique française le 1er juin à 15h à la Galerie Septentrion

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Programme du concert

 

 

- JAZZ EN GARE

(Yves Chaimbault)

 

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-MOTS CROISES

(Yves Chaimbault)

 

Horizontalement

1 - industrie de la France d’en-dessous
2 - homme à poils (i.e. d’attitude virile sans être macho) (Maria Salzman)
3 - irai au bout de ce qui a été commencé
4 - a. roi dérangé b. Pierre, l’historien de la Nouvelle Histoire (né en 1931)
5 - a. a son île dans la capitale b. où s’entassent les poissons
6 - a. habitant d’Us (Val d’Oise) b. trait de lumière allant vers la gauche
7 - a. note b. à ce moment c. début d’embrouille qui finit en mélo
8 - a. s’attendit à du positif b. négociation annuelle obligatoire (droit du travail)
9 - a. Elsa sur la fin b. département numéro 1 c. coins du coin
10 - permettent de visualiser la France d’en-dessus

Verticalement

1- de la peau morte, ou de l’éponychium
2 - transformasse en le subvertissant le rapport main d’œuvre capital
3 - a. loirs des greniers b. score idéal au golf
4 - a. au cœur de la forme b. divinité pleine de vents
5 - a. dynasties chinoises b. Ornai en commençant par le bas
6 - a. parties mâles en construction b. plante potagère pour la cuisine
7 - a. classifiera dans le pornographique b. sodium symbolisé
8 - trait d’union anthropologique entre deux continents
9 - a. roue à gorge b. lubrique
10 - userions d’avoir trop porté

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- LE BROCANTEUR

(Guy Séguier)

 

C’est comme ça que tout a commencé …

La « Revue des Secrétaires généraux » est parue de 1999 à 2009. L’une de ses rubriques était intitulée « Le magasin pittoresque », comme le magazine paru de 1833 à 1938, pour parler de tout, et notamment de découvertes, curiosités, bric-à-brac. Il était naturel que Guy Séguier y figurât. Ce fut dans le numéro 16, d’avril 2005, l’article était intitulé « Le brocanteur de nos réserves ».

Un chapeau

Qui a visité les universités d’autres pays d’Europe sait comme elles sont fières de leur patrimoine et comme elles savent le mettre en valeur. Les musées de Bologne ou de Salamanque sont exemplaires. Le musée de médecine de Paris 5 est remarquable, à une autre échelle. L’exemple ci-dessous est-il triste ou admirable ? Je ne crois pas que l’investissement des personnes soit moindre ou supérieur ici que dans les autres pays. C’est sans doute la reprise en compte par l’institution qui est différente. Tel quel, le témoignage ne peut que poser question :

Le texte de Guy SÉGUIER

Le point de départ : la troisième exposition de l’association des anciens (USTL)

Rien ne semblait me destiner à me lancer dans l’inventaire des anciens appareils de mesure et d’observation de notre Université. Mais j’avais organisé une exposition de l’ASA-USTL en juin 1998, ayant pour thème « Anciens appareils de Chimie et de Physique ». Il s’agissait de présenter des appareils anciens ou très anciens choisis en raison de leur curiosité, de leur beauté ou de leur intérêt historique.

Nous avions espéré trouver une soixantaine d’appareils. Finalement, nous en avons présenté cent quatre. En réalité, ils n’étaient pas tous anciens ou très anciens, mais c’est un principe : nous ne sélectionnons pas les contributions faisant suite à notre appel à participation.

En plus du microscope et de la balance de Louis Pasteur, il y avait une quarantaine d’appareils réellement anciens, c’est-à-dire antérieurs à la guerre de 1914-18 :
- une quinzaine venant de l’ancien Institut de Physique
- sept ou huit venant de l’ancien Institut Électromécanique
- cinq ou six venant de la Chimie
- une petite dizaine amenés de l’ENSAM de Lille

La mise en route de l’inventaire

Après l’exposition de 1998, pendant plus de deux ans, trop pris par la poursuite de mes publications scientifiques, je n’ai rien fait pour les vieux appareils. Les collègues rencontrés sur le campus ne manquaient pas de me titiller : « Alors Séguier, vos antiquités, ça avance ? C’est pour quand votre musée archéologique ? etc … » À vrai dire, je n’étais pas tourmenté par le remords de ne rien faire en ce domaine.

Ce n’est qu’en 2001, à la suite d’un changement d’affectation de locaux dans le Département Électrotechnique auquel j’appartiens que j’ai été obligé de m’y remettre. On m’a demandé de dégager l’armoire qu’occupaient de vieux appareils dans un laboratoire à réaménager. Je les ai pris, astiqués, fait les petites réparations faciles et entreposés dans le petit bureau mis à ma disposition. J’y ai pris goût : ces appareils avec leurs boîtiers en bois (et Dieu sait combien j’aime le bois !) Sont de petites oeuvres d’art montrant que les artisans qui les avaient fabriqués visaient autant la beauté que la fonctionnalité.

Après avoir dégagé les « encombrants », j’ai continué fouillant tout le bâtiment. Je me suis lancé avec enthousiasme dans l’exploration des débarras de cette UFR. C’est évidemment en Physique que l’on trouve le plus d’instruments de mesure et d’observation (autrement dit d’appareils de physique !)

Voyant l’importance du travail entrepris, mes collègues de l’association des anciens m’ont incité à rédiger une « Note sur l’éventuel inventaire des appareils faisant partie du patrimoine de l’USTL ». Cette note a été envoyée au Président de l’Université : quelques mois après, c’est son successeurs qui envoyait aux directeurs de composantes une circulaire indiquant :
- que j’étais chargé de réaliser la liste des matériels anciens qui devaient entrer dans les « collections scientifiques » de l’Université
- qu’avant de jeter ou de se débarrasser d’appareils apparaissant désuets, ils devaient m’en informer

Le travail du brocanteur

C’est pourquoi, depuis quelques années, on peut croiser à l’Université un vieux bonhomme qui, au lieu de l’attaché-case traditionnel, trimballe des sacs en plastique bien lourds dont dépassent des drôles de morceaux de bois, de verre ou de laiton.

Le but est de redonner vie à chaque appareil en le nettoyant et en le reconnaissant.

- Quand il est transportable, j’amène l’appareil chez moi. Je le décape grâce à un produit particulièrement efficace. Je finis le nettoyage au white-spirit, puis je cire, fais les vitres … Cette familiarité avec les appareils permet de découvrir souvent des inscriptions ou des marques peu visibles, de s’imaginer comment on l’utilisait. Cela nécessite beaucoup de tolérance de la part de mon épouse qui trouve que mes produits sentent bien mauvais.

Souvent je dois mettre un support — en bois, naturellement — aux appareils trouvés en vrac dans des caisses ou des cartons.

- Pour redonner vie à un appareil, il faut trouver son nom, comment il marche, à quoi il sert. Quelquefois, il reste une étiquette lisible donnant le nom et un numéro d’inventaire ; parfois, il n’y a rien. J’ai fait défiler dans les réserves de la Physique quelques anciens ; ils m’ont éclairé sur quelques appareils. Slavo m’a expliqué l’étiquetage qui a précédé le transfert Lille - Villeneuve d’As. Mais pour certains appareils antérieurs à 1950, nous partagions tous la même ignorance.

Ainsi, je me suis tourné très vite vers la consultation des vieux ouvrages scientifiques des diverses bibliothèques. Je me suis même fait une petite collection d’une cinquantaine ouvrages anciens de physique : une trentaine sont antérieurs à 1900. (Cela nécessite plus de temps que d’argent : j’achète ces livres de 1 à 10 euros pièce le dimanche matin chez les brocanteurs du marché de Wazemmes.

Alors, de temps en temps, en parcourant des yeux les étagères ou le sol d’une réserve, je m’écrie (intérieurement) « mais cet appareil, je l’ai vu quelque part ». Il ne me reste plus qu’à trouver dans quel livre je l’ai vu.

- Au fur et à mesure de l’avancement de l’inventaire, une étiquette est collée sur chaque appareil. Elle indique son nom, son nouveau numéro d’inventaire et l’ancien s’il a été trouvé.
- une fiche est remplie. Elle regroupe tous les renseignements possibles : nom, ancien et nouveau numéro d’inventaire, nom du fabricant, dimensions, matériaux utilisés, caractéristiques fonctionnelles, état de conservation …

Au bas de la fiche, pour un appareil ancien, il est indiqué quel vieil ouvrage le représente et en décrit le principe de fonctionnement. Au dos de la fiche, l’appareil est dessiné sommairement.

- Tous les six mois, on consacre une matinée à la photographie des appareils inventoriés durant le semestre, une cinquantaine en moyenne. Ces photos, suivies chacune d’indications sommaires, sont regroupées dans de grands classeurs.

- Tous les sis mois, également, l’inventaire général est mis à jour. Il indique pour chaque appareil sa localisation précise : salle, armoire, niveau de l’armoire où il se trouve.

Ce travail de repérage a pour but d’éviter que ceux qui prendront la relève n’aient à refaire le travail que j’aurai déjà fait.

Bilan actuel de la prospection

Certains appareils sont trouvés à des endroits où on ne les attend guère. On a dû les emprunter et oublier de les rendre.

Au dessous de chaque nombre d’appareils inventoriés, on a indiqué entre parenthèses combien sont certainement antérieurs à 1940.

Un tableau montre l’avancement de la prospection. L’électronique a été écumée la première comme on pouvait s’y attendre. En ce moment, c’est la biologie qui est attaquée.

« Trouvailles » en physique

C’est en Physique que se trouve la moitié des appareils inventoriés et les deux tiers des anciens. Le plus gros gisement se trouve dans la réserve du rez-de-chaussée : il y a une autre réserve moins importante au sous-sol. On appelle celle-ci la cave au mercure. On a trouvé trois boîtes de contrôle dans une autre cave au milieu d’archives

Le premier travail dans les deux réserves a été de dégager les passages car les réserves étaient devenues des débarras. Il m’a fallu enlever plusieurs mètres cubes de saletés et d’objets sans intérêt

J’ai eu de très agréables surprises :

Le local à balais

On était en train de déblayer un petit local situé au P1 entre les accès aux amphis. Nous avons foncé. Nous sommes repartis avec un gros calculateur électromécanique, et un refractomètre de Pulfrich, tous deux en bon état, ainsi que trois balances de Curie dont les boîtiers étaient désarticulés et les vitres cassées, mais les mécanismes intacts. Ces cinq appareils datent de la fin du 19ème siècle. Nous avions laissé un petit moteur à courant continu de Bréguet ; pris de remords, je suis revenu le chercher.

« LE » livre

Un jour, René Fouret m’a montré un livre de la bibliothèque de Physique : Traité de manipulation de Physique, par B. C. Damien et R. Paillot, Masson éditeur, 1896. (Damien et Paillot étaient en 1896, l’un, Professeur, l’autre, Agrégé, Chef de Travaux Pratiques à la faculté des sciences de Lille).

En feuilletant ce livre, j’y ai vu la représentation de tout un tas d’appareils qu’il me semblait avoir vu dans les réserves. Je me suis empressé de tirer parti de cet ouvrage. J’ai trouvé que nous possédions dix-huit des appareils ayant servi de modèles au dessinateur.

Ces dix-huit appareils, dont douze sont en parfait état, datent donc indubitablement de la fin du dix-neuvième siècle.

La machine de Toepler

Dans la cave au mercure, ainsi dénommée à cause du mercure restant dans des assemblages en verre destinés à des travaux pratiques, je n’ai trouvé qu’une trentaine d’appareils intéressants. Mais sous un amoncellement de cartons, tables et chaises cassées, se trouvait une machine électrostatique telle que je n’en avais jamais vu dans les livres. Au lieu des deux disques classiques de la machine de Wimshurt, elle compte dix groupes de deux disques ; la grosseur de la poignée montre qu’il faut être un athlète pour la faire tourner.

Le fichier et la datation des appareils

Il est évident que je serais ravi si on trouvait l’inventaire du matériel acheté par l’Institut de Physique. Cela me permettrait de dater les appareils. Comme pour les hommes, la date de naissance est pour les appareils une caractéristique importante.

Jusqu’à il y a six mois, je n’avais qu’une vague idée de l’âge pour la superposition des étiquettes sur certains appareils. Cette superposition montrait qu’au début, on utilisait une étiquette en laiton portant le seul numéro d’inventaire ou qu’on gravait ce numéro sur l’appareil lui-même. Puis sont venues de petites étiquettes en papier collées indiquant, en plus du numéro d’inventaire, le nom de l’appareil et le numéro de l’armoire de rangement. Enfin, sont venues des étiquettes en papier portant les mêmes indications mais d’un format plus grand collées avec de la colle moins énergique.

Dans la réserve du sous-sol on a trouvé trois longues boîtes en bois contenant des fiches cartonnées. En les ouvrant, j’ai été déçu, car chaque fiche ne portait que le nom de l’appareil, ses numéros d’inventaire et d’armoire. Mais en y revenant récemment, je me suis aperçu que quelques fiches portaient en plus une date, probablement la date d’entrée à l’Institut de Physique (pour certains appareils, la date de fabrication est indiquée sur l’appareil par le constructeur : cette date est toujours antérieure à celle indiquée dans le fichier).

À moins que nos prédécesseurs n’aient pas numéroté les appareils dans l’ordre des nombres croissants, tous ceux portant une étiquette en laiton ou un numéro gravé se situent parmi les appareils enregistrés avant 1914.

Or, parmi les 159 appareils dont l’ancien numéro d’inventaire est connu, 52 portent une étiquette en laiton, 25 ont leur numéro gravé. On est assuré que ces 77 appareils sont antérieurs à 1914.

Le mythe de la cave murée

Même en tenant compte des appareils anciens restant à inventorier — une cinquantaine — on est très loin du nombre d’appareils figurant dans le fichier. D’autre part, je trouve relativement peu d’appareils de la période 1914-1939.

Cela donnerait une certaine crédibilité au bruit qui court parmi les anciens : lors du déménagement Lille - Villeneuve d’Ascq, des caisses contenant des appareils auraient été mises dans l’espace laissé vide par la pente d’un amphithéâtre : cet espace aurait été muré sans que les caisses aient été enlevées.

Ce qui fait douter de ce rêve, c’est que la majorité des appareils dessinés dans l’ouvrage de B. C. Damien et R. Paillot aient été retrouvés. Il semble que lors du déménagement Lille - Villeneuve d’Ascq, beaucoup d’appareils aient été volés ou tout simplement jetés comme nombre de manuscrits de Louis Pasteur. En 1970, les enseignants étaient encore moins sensibles à l’intérêt des « vieilleries » que maintenant. Au moment du déménagement, on a même demandé au Muséum d’Histoire Naturelle de prendre les appareils de physique qui l’intéressaient.

Mais il est toujours bon de faire rêver les chercheurs de trésors !

Aperçu sur le contenu des archives

Les réserves de la Physique contenaient des appareils relevant des diverses branches de la physique, mais elles étaient particulièrement riches en électricité et en optique. Sans doute étonnés par les propriétés de la « matière radiante » , nos prédécesseurs avaient acheté ou fabriqué eux-mêmes un nombre étonnant de tubes à rayons X. Il y a aussi beaucoup d’appareils de démonstration datant de l’époque où les assistants montaient des expériences de cours sur les immenses tables prévues à cet effet au fond des amphis.

Pour donner une idée de la diversité des appareils trouvés, voici quelques-uns de ceux dessinés dans l’ouvrage de Damien et Paillot. Ils ont été découverts à quatre endroits différents :

  • Appareil de Norremberg
  • Électrodynamomètre Siemens
  • Électromètre de Mascart
  • Galvanomètre de Thomson
  • Goniomètre de Babinet
  • Isoloirs de Mascart
  • Polarimètre Laurent
  • Pont double de Thomson
  • Pont de Kohlrausch
  • Réfractomètre de Pulfrich
  • Spectromètre à vision directe

J’ai trouvé au P5 la boussole des tangentes de Terquem et Damien, au P3 l’éclaireur monochromatique de Bruhat. Mais je n’ai pu jusqu’ici découvrir le cerceau de Delezenne cité dans de nombreux ouvrages et dont le musée de l’École Polytechnique possède un exemplaire.

Perspectives d’avenir

D’abord continuer

Il faut d’abord poursuivre cet inventaire sachant bien qu’il ne sera jamais terminé car il faudra l’enrichir au fur et à mesure de l’évolution des techniques de mesure et d’observation. Je regrette de ne pas avoir commencé cet inventaire dix ans plus tôt, j’aurais évité la disparition de nombreux appareils. Je me console en disant que si quelqu’un avait commencé ce travail dix ans après moi, beaucoup d’appareils inventoriés auraient disparu.

Progressivement quelques points de cette activité de conservation du patrimoine matériel de notre Université se sont précisés :

1) Il ne s’agit que d’un travail d’inventaire. Je laisse les appareils inventoriés dans le Service où ils sont, si ceux qui en ont la garde veulent continuer à en prendre soin. La grande majorité des appareils est entassée dans des armoires du P1, P2 et P7, sans souci de mise en valeur. Il faut aller vite sans attendre de savoir ce qui résultera de ce travail.

2) Dans le cadre de l’ASA, je fais l’inventaire des seuls appareils ayant servi à l’enseignement ou à la recherche dans notre Université. Il ne s’agit pas de faire un musée scientifique en cherchant ailleurs ce qui nous manque. Le but est de conserver un aspect de notre patrimoine afin de pouvoir l’utiliser et le valoriser.

3) L’ASA n’a pas le monopole de cette conservation. Je suis heureux de voir certains Services conscients de l’évolution rapide des matériels qu’ils utilisent, conserver quelques éléments typiques des étapes de cette évolution. C’est notamment le cas de l’Informatique. L’essentiel est que notre patrimoine soit bien préservé, inventorié et localisé pour que les différentes Composantes de l’Université en aient connaissance et puissent y faire appel.

4) Je souhaiterais qu’on ne perde pas la trace de ce qui se crée d’original dans nos laboratoires ou nos ateliers et dont nous sommes légitimement fiers. Nous sommes les acteurs de l’histoire de notre Université. Pour l’instant, je n’ai réussi qu’une dizaine de maquettes ou d’instruments faits chez nous.

Que faire de tous ces appareils ?

Le nombre et la qualité des appareils inventoriés pose le problème de savoir qu’en faire. Le Président de l’Université et l’équipe de direction suivent avec intérêt ma prospection et font tout pour la faciliter. On réfléchit aussi au local qui permettrait de mettre ces vieux appareils en valeur. Il ne faut pas envisager un musée, mais une Salle de Collections de l’Université. Cela pourrait être l’un des moyens d’attraction vers les études scientifiques.

Dès maintenant a été réalisé un site informatique, appelé PHY-MUSÉE , car il s’agit d’un musée virtuel. À côté des vues de chacun des cent cinquante appareils prévus dans un premier temps. Il y aura en bref texte explicatif accompagné d’un schéma si nécessaire. La rédaction de ce texte demande beaucoup de réflexion car il est difficile d’être à la fois bref et exact, tant de textes de vulgarisation sont bourrés d’erreurs. Mais notre réputation de scientifiques est en jeu.

Août 2005
Guy SÉGUIER

On peut aussi voir la vidéo en cliquant ici

 

 

- ELLES
(Marie-Thérèse Pourprix)

 

Le projet Université avec un grand Elles et le portrait de Reysa Verhaeghe dite Bernson

Sur le site https://www.univ-lille.fr/universite-avec-un-grand-elles/, 23 biographies sont présentées par les archivistes de l’université. Plus ou moins longues, elles concernent les premières femmes qui ont étudié ou travaillé à l’université de Lille. Notons la biographie d’Yvette Salez (sœur de Jeanine) signée de Marie Lefèvre et déjà présentée lors d’une exposition à l’Espace culture, et celle de Reysa Verhaeghe-Bernson signée de Nathalie Barré-Lemaire. Les parcours sont souvent aussi extraordinaires qu’inconnus.

Ainsi Reysa Bernson (1904-1944), de parents médecins lillois, diplômée en sciences et en langues, enseigne quelque temps à la faculté des sciences. Elle s’active dans les structures estudiantines locales et nationales avec le souci du devenir professionnel des étudiants. Férue d’astronomie, elle crée en 1923, à l’image de la Société française d’astronomie dont elle est membre depuis l’âge de 16 ans, et sous l’égide d’Albert Châtelet et de Georges Bruhat, l’Association astronomique du Nord qui fera des observations sur le toit de l’Institut de physique. Son histoire passionnante se lit grâce au lien : voir ici

Marie-Thérèse Pourprix

 

 

- J’AI LU

(François Xavier Sauvage)

 

Mais la vie continue de Bernard Pivot Albin Michel (2021, 224 pages)

Un de mes amis a récemment offert « …Mais la vie continue » de Bernard Pivot (2021, 224 pages) à un de ses collègues qui prenait sa retraite. Il l’avait bien sûr lu auparavant et m’en avait dit le plus grand bien.
Je vous le propose donc aujourd’hui.
En fait, ce livre n’est pas un récit autobiographique de l’auteur. Il s’y attribue d’ailleurs le pseudonyme de « Guillaume Jurus », fondateur-directeur (retraité) des « Editions de Montenotte », ce qu’il n’a jamais été, et ignore sa longue et réelle carrière journalistique et radio/télévisuelle.
Il nous emmène alors à la rencontre d’une joyeuse bande de septua-, octa- et même nona-génaires, les « JOP » (joyeux octogénaires parisiens), probablement inspirés de vrais amis à lui.
Bien sûr, les réflexions qu’il nous livre – avec souvent beaucoup de drôlerie et d’émotion – dans cet ouvrage sur la vie, ses regrets, ses espoirs, le grand âge, la santé, le deuil, la solitude etc. sont, je pense, tout fait authentiques et passionnantes.
Un livre absolument adapté aux adhérents de l’ASAP !

Résumé (extrait du site web « Babelio »)

« C’est l’histoire d’un homme qui vient d’avoir 82 ans. Déjà ?
Jadis, il était toujours pressé, il régnait sur le monde de la culture et il se sentait invincible. Aujourd’hui, à la retraite, c’est plus calme : les défaillances du corps, les anxiétés de l’âme, la peur de perdre ses vieux amis qui forment une bande de joyeux octogénaires. Une autre vie commence. Avec le plaisir de pouvoir enfin prendre son temps et le perdre.
À travers ce narrateur qui lui ressemble comme deux gouttes de vieux bourgogne, Bernard Pivot raconte le grand âge à sa façon. Curiosité, lucidité, humour, c’est bien lui.
Et c’est bien sa manière de proposer une petite leçon de gouvernance individuelle où chacun trouvera quelques recettes pour vieillir heureux.  »

François-Xavier Sauvage, 14 mai 2021