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Entretien avec Jean-Paul DELAHAYE

dimanche 9 janvier 2022 par Bernard POURPRIX

 

DELAHAYE Jean-Paul

Résumé de l’entretien avec Jean-Paul DELAHAYE

L’entretien a été réalisé le 15 décembre 2021 par Bernard Pourprix.

Jean-Paul Delahaye (JPD), né en 1952, a étudié les mathématiques à l’université d’Orsay. Après avoir obtenu l’agrégation en 1976, il a enseigné quelques années en lycée. Pendant ce temps, et après avoir pris contact avec l’université de Lille, il a préparé un DEA, puis une thèse de troisième cycle en analyse numérique sous la direction de Pierre Huard de la Marre. En 1981, JPD obtient un poste d’assistant-agrégé au département Informatique de l’IUT A de Lille. En 1982, il soutient une thèse de doctorat d’Etat sous la direction de Claude Brezinski. En 1984, il obtient un poste de maître-assistant au département Informatique de l’UFR d’IEEA et il entre dans le laboratoire d’informatique fondamentale de Lille (LIFL). Trois ans plus tard, il devient PU en informatique à l’UFR d’IEEA.

Après avoir donné quelques renseignements sur le fonctionnement et les principaux acteurs du département Informatique (de gestion) de l’IUT durant les quinze premières années de ce département, JPD se focalise sur la recherche au laboratoire. Il explique d’abord ce qui l’a conduit à quitter le laboratoire Analyse numérique et optimisation (ANO) et à entrer au LIFL. Il décrit l’état de l’informatique à Lille à cette époque : un petit labo d’une vingtaine d’enseignants-chercheurs qui deviendra un gros labo d’une centaine ; une séparation entre "théoriciens" et "praticiens" qui a tendance à s’estomper à mesure que le nombre d’ordinateurs augmente et que leur accès se généralise ; etc.

Le LIFL comptait une dizaine d’équipes, et notamment les équipes de calcul formel, théorie du langage, théorie algébrique des arbres, architecture, calcul parallèle, bio-informatique, informatique théorique. Qu’est-ce qui permettait à ces équipes de coexister dans un même laboratoire ? Il y a eu, pendant de nombreuses années, une unité de lieu (le bâtiment M3), un séminaire commun, et aussi de nombreuses créations de postes (à partir de 1985 et dans les années 1990), ce qui, tout compte fait, contribuait à atténuer les tensions…

Le laboratoire a été reconnu par le CNRS à partir de 1981. JPD raconte comment se passait l’examen quadriennal par un conseil scientifique. Quels genres de rapports le laboratoire entretenait-il avec l’extérieur ? Selon JPD, ce sont les GRECO du CNRS, groupements de recherches coordonnées, entre universitaires, qui ont amené une partie du labo à s’ouvrir sur l’extérieur et à rapporter des financements. Quand ces financements ont paru insuffisants, quelques équipes ont noué des contrats avec des entreprises.

Outre son travail d’enseignant et de chercheur, JPD consacre une part de son énergie à la diffusion de la culture scientifique, en particulier par le biais d’une rubrique régulière dans la revue Pour la Science. Il a aussi publié une vingtaine de livres. Ces activités constituent pour lui, selon ses propres termes, un épanouissement.

Bernard Pourprix

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