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Entretien avec Alain CAPPY

samedi 14 mai 2022 par Bernard POURPRIX

 

CAPPY Alain

Résumé de l’entretien avec Alain Cappy

L’entretien a été réalisé le 19 janvier 2022 par Yves Crosnier et Bernard Pourprix.

Alain Cappy (AC) est professeur émérite d’électronique à l’UFR d’IEEA de l’université Lille 1. De 2002 à 2009, il a dirigé l’Institut d’électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN). De 2010 à 2014, il a dirigé l’Institut de recherche sur les composants logiciels et matériels pour l’information et la communication avancée (IRCICA).

Ancien élève de l’ENS de Cachan, AC arrive en 1977 à Lille pour préparer un DEA de « physique appliquée », c’est son souhait le plus cher. On lui conseille de frapper à la porte du laboratoire du professeur Constant. Il entre ainsi au Centre hyperfréquences et semi-conducteurs (CHS), qui deviendra la principale composante de l’IEMN. Il y restera sa vie durant.

En 1979, AC est assistant-agrégé au département de Biologie de l’IUT A. Puis il devient maître de conférences à l’EUDIL. Enfin il est nommé professeur à l’UFR d’IEEA en 1991.

AC retrace brièvement l’histoire du CHS, dont la principale activité consistait dans la caractérisation physique et électrique de composants microélectroniques, et dans leur simulation numérique. Il souligne la décision visionnaire d’Eugène Constant, directeur du CHS (et futur fondateur de l’IEMN), d’installer des équipements lourds permettant au laboratoire de réaliser lui-même des composants microélectroniques qui étaient fournis auparavant par l’industrie. Après avoir rappelé les débuts de l’IEMN (créé en 1992), AC expose les problèmes qu’il a rencontrés lors de son mandat de directeur.

AC nous fait prendre la mesure des investissements et des crédits nécessaires pour maintenir à niveau un laboratoire de la taille de l’IEMN. Il indique quelles sont les sources de financement. Il donne les raisons de l’aisance de la situation financière sous son mandat de directeur par rapport à la situation actuelle.

AC évoque ses rapports avec les responsables de la recherche au Conseil régional. Si les départements du CNRS ont une vraie stratégie de recherche, ce n’est pas le cas de la Région, qui a une politique scientifique à courte vue. De plus, l’industrie électronique étant peu puissante dans la région, il est souvent difficile de négocier des contrats de Plan Etat-Région dans ce domaine (excepté le contrat 2006-2013).

AC parle de la nature et de la qualité des liens de l’IEMN avec les autres secteurs de l’université, et notamment la Physique, la Chimie et la Biologie. Il déplore le manque d’interaction avec les informaticiens lillois, peu enclins à s’intéresser aux aspects matériels et aux interfaces avec les disciplines expérimentales.

AC explique comment fonctionne l’IRCICA, qui a pour tutelles l’université et le CNRS. Fait assez rare, cet institut peut développer ses propres sujets de recherche, le contrôle est fait a posteriori.

Enfin AC expose la manière dont est pratiquée l’évaluation des laboratoires par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Il plaide pour un renforcement des financements récurrents avec, en contrepartie, une évaluation extrêmement stricte des résultats sur des critères uniquement scientifiques.

Bernard Pourprix

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